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Les hippopotames menacés de disparition au Togo

La perte de l’habitat est le premier facteur qui menace la survie des hippopotames dans la basse pleine du Mono.Les fermiers transforment de plus en plus le paysage naturel des zones humides pour l'agriculture. La plaine d’inondation est systématiquement nivelée, la jachère est brûlée dans la période sèche pour la culture vivrière, le maraîchage et l'exploitation pour la canne à sucre, le palmier à huile et le teck. Ainsi les voies de migration des hippopotames sont mises en culture et les galeries de forêts, autres abris des hippopotames le long du fleuve sont détruites pour leurs ressources ligneuses et pour l’espace.

Sur des cours de l'eau, ont lieu les activités nocturnes de pêche qui sont également des causes majeures de stress pour les populations d’hippopotames. Les hippopotames ont des difficultés à survivre quand l’habitat naturel devient dominé par les champs et la pêche.

A l’inverse les hippopotames causent des dégâts aux récoltes depuis quelques temps. Ces dégâts sont intenses pendant la saison pluvieuse périodes pendant les hippopotames se dispersent dans la plaine d’inondation. Des enquêtes menées par l’ANCE en 2005 dans la région ont permis d’évaluer les dégâts causés par les hippopotames aux récoltes chaque année. Des dommages sur le manioc, le coton et le maïs ont été évalués le long du fleuve. Le coton représente la culture la plus détruite suivi du maïs et du manioc. Le palmier à huile, le taro, la tomate, l'oignon et le piment sont également détruits par les animaux. Les données de champ montrent qu’un fort pourcentage des récoltes (30 à 70 %) est détruit dans les 100 premiers mètres du fleuve.

Les hippopotames détruisent également fréquemment les filets et autres pièges pour poissons qui sont mis sur leur passage ou dans la végétation aquatique pendant leur pâturage.

Plusieurs personnes ont déclaré avoir été poursuivies au moins une fois par des hippopotames sur l'eau lors de la pêche en navigant au cours de la même enquête, la voie fluviale constituant le mode de transport par excellence à travers la frontière. Les voies de migration des hippopotames traversent parfois des routes. Ceci est également à l’origine de plusieurs accidents. Ces conflits récurrents pousserons les habitants des ces localités à tuer les hippopotames et ainsi menacer la survie de ces animaux déjà affecté par la réduction drastique de leurs espaces vitaux. Si rien n’est fait, les hippopotames vont disparaître au Togo d’ici 2025.

 

 
 
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